Travaux personnel encadré
La toile d'araignée
par Robin,Louis, Alexander
SVT



Organisation morphologique des araignées

Les araignées ou Aranéides ( ordre des Araneae ) sont des prédateurs invertébrés arthropodes de la classe des Arachnides . Elles sont dotées de huit pattes et ne disposent ni d'ailes ni d'antennes ni de pièces masticatrices dans la bouche. Elles secrètent de la soie (une solution protéinée synthétisée par des glandes généralement situées à l'extrémité de l'abdomen) qui sert à produire le fil.

 

Le corps des araignées est typiquement constitué de deux parties bien distinctes reliées entre elles par un pédicule :

La prosoma* ou Céphalothorax* (partie antérieure, fortement chitinisée* et donc rigide, recouvert d'une carapace sur la face supérieure et d'une plaque appelée sternum* sur la face inférieure).

Cette partie porte les 6 paires d'appendices qui sont, en partant de l'avant du corps :

•  une paire de chélicères* (pourvues de crochets à venin à leur extrémité)

•  une paire de pédipalpes* ( patte-mâchoires jouant un rôle de filtre lors de l'ingestion de nourriture)

•  quatre paires de pattes locomotrices

L'Opisthosoma* ou Abdomen : partie postérieure, recouverte d'une enveloppe souple et extensible, pouvant adapter sa taille à l'état de l'individu (prise de nourriture importante, présence d'œufs chez les femelles...). Cette partie contient les principaux organes végétatifs de l'animal (voir anatomie): le cœur, le système respiratoire, le système digestif, l'appareil reproducteur, c'est sous l'abdomen, dans un repli de la cuticule nommé le pli épigastrique que débouchent les appareils reproducteurs mâle ou femelle. Les glandes à soies, les filières (généralement au nombre de 6) se trouvent, en général, à l'extrémité postérieure de l'abdomen.

 

 

Le corps des araignées est entièrement recouvert de poils (c'est ce qui fait tout leur charme...) de différents types. Ces poils ont différentes fonctions, dont les principales sont des chimiorécepteurs, permettant à l'araignée d'analyser la composition chimique de l'air ou de détecter un certain type de molécules ; on pense que c'est grâce aux phéromones que les mâles retrouvent les femelles pour l'accouplement), des mécanorécepteurs, en particulier les épines, ces grands poils épais qui dépassent des autres et sont bien visibles à l'œil nu. Ils permettent à l'araignée de détecter des vibrations, sur sa toile par exemple, ou tout simplement l'informent qu'une patte est entrée en contact avec un obstacle. D'autres, beaucoup plus fins, les trichobothries, lui permettent de détecter les vibrations de l'air.


Comme tous les arthropodes, les araignées ont une cuticule* qui recouvre leur corps ; cependant la rigidité de cette cuticule pose un problème lors de la croissance de l'animal. Pour grandir celle-ci est obligée de "changer de peau"... On appelle ceci la mue.

Araignée en train de muer

L'épiderme sécrète une nouvelle cuticule sous l'ancienne qui se décolle après avoir été en grande partie dissoute par. Puis l'ancienne cuticule se fend et l'animal en sort laissant derrière lui ce qu'on appelle une exuvie* et que l'on peut facilement observer accrochée au bas des toiles chez certaines espèces. Une fois sorti de son ancienne cuticule, l'animal doit attendre que la nouvelle sèche et se durcisse au contact de l'air. La mue est une phase très critique de la vie de l'araignée pendant laquelle l'animal est très vulnérable. C'est pourquoi les araignées se retranchent dans un endroit calme pour muer.


De nombreuses espèces tissent une loge de mue dans une anfractuosité ou sous une pierre, d'autres se pendent à un fil pour avoir une plus grande liberté de mouvement : voici un nouvel usage de sa toile.

Cocon dans une infractosité

Cocon d'une araignée épière

Cocon d'une araignée épière

 

Organisation anatomique des araignées

 

céphalothorax abdomen 4 paires de pattes orifices des glandes sérigènes chélicères mue